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Alerte VBG

Sensibilisation

Comprendre les violences basées sur le genre

Des repères pour reconnaître les violences, mieux comprendre leurs effets et savoir comment soutenir une personne en Guinée.

Repère guinéen · enquête 2016

80,7 %

des femmes et filles de 15 à 69 ans interrogées avaient subi au moins un acte de violence depuis l’âge de 15 ans, selon l’EN‑VBG citée par l’UNFPA.

UNFPA Guinée · données historiques ↗

Les chiffres guinéens cités ici proviennent d’une enquête ancienne et ne décrivent pas la prévalence actuelle. Les définitions, périodes et méthodes de mesure diffèrent d’une enquête à l’autre.

Qu’appelle-t-on une VBG ?

Une violence basée sur le genre est un acte préjudiciable commis contre la volonté d’une personne et lié aux rôles, attentes ou rapports de pouvoir associés au genre. Les femmes et les filles sont touchées de façon disproportionnée, mais des personnes de tout âge et de tout genre peuvent en être victimes.

La violence peut être exercée par un partenaire, un membre de la famille, une personne en position d’autorité ou un inconnu. Elle peut se produire au domicile, à l’école, au travail, dans l’espace public ou en ligne. Elle n’est jamais justifiée par les vêtements, le comportement ou les choix de la personne qui la subit.

Une séance d’échange communautaire en Guinée
L’information et l’écoute sont des premiers pas.

À retenir : la responsabilité appartient à la personne qui commet la violence. La personne survivante a le droit d’être écoutée, protégée et accompagnée sans discrimination.

Les formes de violence

Elles peuvent se cumuler et évoluer dans le temps. Cette liste donne des repères et n’est pas exhaustive.

Forme 01

Violences physiques

Coups, blessures, brûlures, séquestration ou toute force utilisée pour faire mal, faire peur ou empêcher une personne de partir.

Frapper · bousculer · enfermer

Forme 02

Violences sexuelles

Tout acte sexuel imposé sans consentement libre et éclairé, y compris le viol, les attouchements, le harcèlement et l’exploitation sexuelle.

Imposer · contraindre · exploiter

Forme 03

Violences psychologiques

Des paroles ou comportements répétés qui humilient, menacent, isolent, contrôlent ou font perdre confiance en soi.

Menacer · rabaisser · isoler

Forme 04

Violences économiques

Priver une personne de ses ressources, contrôler son argent, l’empêcher de travailler ou la rendre dépendante pour limiter ses choix.

Confisquer · empêcher · contrôler

Forme 05

Pratiques préjudiciables

Des pratiques qui portent atteinte aux droits, à la santé ou à l’autonomie, comme les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfant.

Excision · mariage d’enfant · contrainte

Forme 06

Violences facilitées par le numérique

Le téléphone et les réseaux peuvent servir à surveiller, harceler, menacer, usurper une identité ou diffuser des images intimes sans accord.

Surveiller · harceler · diffuser

Catégories proposées dans le parcours de signalement Alerte VBG

  • Mariage d'enfant
  • MGF / Excision
  • Viol
  • Violence conjugale
  • Harcèlement
  • Déscolarisation forcée

Comment repérer une situation ?

Il n’existe pas de réaction unique. Une personne peut parler, se taire, demander de l’aide ou ne pas être prête. Les signes ci-dessous ne prouvent rien à eux seuls : ils invitent à ouvrir un espace d’écoute, en privé et sans pression.

Isolement inhabituel ou peur de rentrer chez soi
Contrôle des déplacements, du téléphone ou de l’argent
Absences répétées à l’école ou au travail
Anxiété, tristesse ou perte de confiance
Blessures ou douleurs inexpliquées
Menaces, messages insistants ou surveillance en ligne

Comment soutenir une personne qui se confie ?

L’objectif n’est pas de décider à sa place. Écoutez, demandez ce qui lui serait utile et respectez son rythme.

  1. 1

    Écouter sans presser

    Laisser la personne parler à son rythme. Elle n’a pas à raconter les détails pour être prise au sérieux.

  2. 2

    Croire et déculpabiliser

    Rappeler que la violence n’est jamais de sa faute. Éviter les reproches et les questions qui la mettent en doute.

  3. 3

    Lui laisser le choix

    Demander ce qui l’aiderait maintenant. Respecter ses décisions et ne rien partager sans son accord, sous réserve des obligations de protection applicables.

  4. 4

    Chercher une aide adaptée

    Avec son accord, proposer un service de santé, d’écoute, d’accompagnement psychosocial ou juridique.

En cas de danger immédiat, privilégiez un lieu sûr et contactez les services d’urgence ou une personne de confiance. Ne confrontez pas l’auteur présumé si cela peut accroître le danger.

Idées reçues

« Sans blessure visible, ce n’est pas une vraie violence. »
La violence peut être psychologique, sexuelle, économique ou numérique. Elle n’entraîne pas toujours de marque visible.
« Si elle reste ou revient, c’est qu’elle accepte. »
La peur, les menaces, la dépendance financière, les enfants ou l’absence de solution sûre peuvent rendre le départ difficile.
« Il faut porter plainte immédiatement pour être aidée. »
Une personne peut chercher des soins, de l’écoute ou des informations sans être prête à engager une démarche judiciaire. Les options varient selon la situation.

Besoin d’aide ou d’informations ?

Vous pouvez parler à une personne de confiance, demander une orientation ou consulter l’annuaire des services d’aide en Guinée. Vous choisissez ce que vous souhaitez partager.

Ligne d’écoute et d’orientation : 116

Sources et ressources

Cette page informe et oriente. Elle ne remplace pas un avis médical, psychologique ou juridique adapté à la situation. Les numéros et services peuvent évoluer : consultez l’annuaire local ou un professionnel pour confirmer les options disponibles.